Jules Favre

Au dixième étage d’un immeuble hygiéniste construit en 1930, existe un grand appartement aménagé comme s’il était construit en pierre : beaucoup de petites pièces, souvent sombres, ne laissent pas imaginer que nous sommes dans le premier immeuble de Lyon construit en structure acier.

Une grande pièce de réception prend la place de la myriade de petits salons, alcôves, cuisine, chambres de service. Les vues sont maintenant dégagées, et peuvent aller d’un même coup d’œil du Mont Blanc à Fourvière.

Les années trente retrouvent leur éclat, suggérées par des inserts subtils d’ébène de macassar et le dessin stylisé des parois coulissantes qui permettent désormais de moduler l’espace de vie.

La pièce maitresse devient la Macchina della Luce, dont les disques parallèles résonnent dans notre subconscient comme des évocations de Metropolis de Fritz Lang, quand le robot prend vie et son visage en acier laisse place à celui de Maria.

Les moulures rectilignes encadrent le halo de la feuille d’or, tandis que le noir de la grande table de la salle à manger crée une résonance avec la structure acier maintenant visible.

Evoluer dans les espaces remodelés symbolise désormais un parcours émotionnel et sensoriel quotidien.

  • - rénovation
  • - année 2015
  • - surface 170 m2

Retour au menu des projets

Les commentaires sont fermés.